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Le Parc Naturel Régional du Luberon

Publié le par tytothomas

Petite semaine dans le Parc Naturel Régional du Lubéron, et plus exactement entre Forcalquier et Céreste, dans les Alpes de Haute Provence.27.jpg

 

Je me fais donc une randonnée sur le GR. Dès le début, petit passage près du cimetière. Décidé à faire un peu d'herpéto, je fais le tour du murêt entourant le cimetière (à l'extérieur) et soulève quelques plaques et pierres.

 

Ce ne sont pas des couleuvres que je trouve mais ce scopion. L'identification de l'espèce se fait en comptant le nombre de soies (poils) sur ses pinces. Ne le sachant pas en le prenant en photo ( c'est comme ça qu'on apprend), et n'ayant pas pu les compter sur les photos, j'ai du me baser sur la carte de répartition. Il semblerais donc qu'il s'agisse ici de Euscorpius carpaticus.

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 Je continue ensuite dans un sous bois magnifique

 

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Puis petit à petit, au fur et à mesure que je monte sur la montagne, le décors change. La forêt laisse place à des milieux plus ouverts, plus secs, avec la roche apparente. Toujours de grosses pierres au bord du chemin. Je les soulève mais toujours rien. En revanche, je sens une odeur agréable qui se dégage sous mes pas. C'est du thym. Je suis donc arrivé dans un milieu totalement différent, la garrigue.

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Toujours pas le moindre reptile, ce milieu est pourtant vraiment favorable. J'y imagine facilement quelques lézards ocellés et quelques tortues d'Hermann. J'aimerais y croiser l'imposante couleuvre de Montpellier ou la couleuvre à échelon. Toujours aux aguets, je m'écarte du chemin et tombe sur...

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Alors, que voyez vous sur cette photo ? si si il y a quelque chose même si ce n'est pas un reptile.

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C'est une rainette méridionale (Hyla meridionalis), installée en plein soleil, la peau bien humide. Aucun signe d'humidité autour, pas la moindre flaque d'eau avant quelques centaines de mètres.

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  Je repars et vois dans ce milieu, juste au bord du chemin, un petit lézard.

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Vu le milieu j'ai de grandes chance de voir des espèces que je n'ai pas l'occasion d'observer généralement. Je regarde d'un peu plus près.

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C'est un Psammodrome hispanique ou Psammodrome d'edwards (Psammodromus hispanicus), un petit lézard de ces miileux. Très rapides, craintifs, très bien camouflés mais heureusement curieux. Il suffit d'attendre quelques minutes pour qu'ils réapparaissent.

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Ci dessous on voit un peu mieux l'efficacité de son camouflage.

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Craaaaa, craaaa, voici le Grand corbeau (Corvus corax)

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J'arrive ensuite à Monjustin.

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Le chemin est toujours bordé de murets de pierre sèche.

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En redescendant retour à la forêt de chêne pubescent, puis aux plantations de conifères et pour finir quelques prairies humides. Grive litorne, bécassines, grosbecs casse-noyaux, sittèles torchepot, mésanges bleues, charbonnières, noires, à longue queue... beaucoup d'oiseaux partout autour de moi.

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Le lendemain c'est reparti. Je change d'endroit et me retrouve en pleine garrigue où j'observe une géomètre printanière méridionale (Eurranthis plummistaria)

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Je croise enfin un Bec-croisé des sapins (Loxia curvirostra, magnifique oiseau que j'observe rarement.

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  à bientôt, 

 

 

  Mise à jour du 25/11/2014, plus d'infos sur le Luberon sur http://luberon.fr/

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recofge 03/04/2011 20:41


Super sympa ce billet!

Ca donne envie.

Sam.